Cartes de séjour : chaque mention comparée
Une carte de séjour porte une mention qui fixe sa durée, son prix et le temps que la préfecture a pour répondre. Le tableau les met côte à côte.
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Une carte, son prix et son délai de réponse
Première délivrance
350 €
| Renouvellement | 250 € |
| Validation du VLS-TS | 300 € |
| Silence valant refus | 4 mois |
Il n’existe pas une carte de séjour mais une vingtaine, chacune avec sa mention : salarié, étudiant, visiteur, talent, vie privée et familiale, retraité, résident. La mention décide de trois choses. La durée d’abord : un an pour la carte salarié ou visiteur, quatre ans au plus pour la carte talent, dix ans pour la carte retraité ou la carte de résident. Le prix ensuite : sur les 28 titres de notre simulateur, 15 sont au tarif normal, soit 350 € pour une première carte, 9 au tarif minoré de 150 €, et quelques-uns au seul droit de timbre de 50 €. Le délai enfin au terme duquel le silence de la préfecture vaut refus : quatre mois pour la plupart des cartes, 90 jours pour l’étudiant et la carte bleue européenne, trois mois pour le saisonnier. Une carte étudiant coûte 150 €, une carte salarié 350 €, une carte retraité 50 €. Le tableau de cette page compare dix mentions courantes.
Le tableau des mentions
Chaque ligne vient de la fiche officielle de la carte et du barème des timbres du 1er mai 2026. La colonne « silence valant refus » donne le délai au terme duquel l’absence de réponse de la préfecture équivaut à un refus, ce qui ouvre le recours ; ce n’est pas un délai moyen de traitement, qu’aucune préfecture ne publie.
| Mention | Durée | Première délivrance | Renouvellement | Silence valant refus |
|---|---|---|---|---|
| Carte de séjour « salarié » | 1 an, puis pluriannuelle de 4 ans | 350 € | 250 € | 4 mois |
| Carte de séjour « travailleur temporaire » | 1 an, renouvelable | 350 € | 250 € | 4 mois |
| Carte « étudiant » | VLS-TS de 4 mois à 1 an, puis durée du cycle (4 ans au plus) | 150 € | 100 € | 90 jours |
| Carte « visiteur » | 1 an, renouvelable | 350 € | 250 € | 4 mois |
| Carte « entrepreneur / profession libérale » | 1 an, puis pluriannuelle de 4 ans | 350 € | 250 € | non précisé |
| Carte « talent » salarié qualifié ou entreprise innovante | durée du contrat, 4 ans au plus | 350 € | 250 € | 4 mois |
| Carte « talent – carte bleue européenne » | durée du contrat (+3 mois si moins de 2 ans), 4 ans au plus | 350 € | 250 € | 90 jours |
| Vie privée et familiale : conjoint de Français | 1 an, puis pluriannuelle de 2 ans au plus | 350 € | 250 € | 4 mois |
| Carte « retraité » ou conjoint de retraité | 10 ans | 50 € | 50 € | non précisé |
| Carte de résident de 10 ans | 10 ans | 350 € | 250 € | 4 mois |
Les cartes du travail
La carte salarié se demande quand l’employeur a obtenu une autorisation de travail ; valable un an, elle mène à une carte pluriannuelle de quatre ans. Sa fiche officielle précise qu’un salarié au chômage indemnisé peut recevoir une nouvelle carte d’un an. La carte travailleur temporaire couvre les contrats de moins d’un an. La carte talent regroupe une dizaine de profils, du salarié qualifié au chercheur, et dispense d’autorisation de travail ; la fiche Carte talent fixe sa durée à celle du contrat, quatre ans au plus. La carte entrepreneur ou profession libérale suppose une activité qui rapporte au moins le Smic.
Les cartes des études et de l’inactivité
L’étudiant commence par un VLS-TS de quatre mois à un an, puis reçoit une carte pluriannuelle pour la durée restante de son cycle, avec des ressources d’au moins 877,50 € par mois. La carte visiteur s’adresse à qui vit de ses ressources sans travailler, au moins le Smic net, soit 1 477,93 € par mois ; elle reste annuelle. La carte retraité concerne l’ancien résident qui a une pension française et vit hors de France ; elle vaut dix ans et permet des séjours de moins d’un an sans visa. La fiche Carte visiteur et la fiche Carte retraité détaillent ces conditions.
Les cartes de la famille
La carte vie privée et familiale couvre le conjoint ou le parent d’un Français, les liens personnels et familiaux, le jeune majeur, l’étranger malade, la victime de violences. Sa version pluriannuelle dure deux ans au plus pour le conjoint et le parent de Français, quatre ans pour la famille venue par regroupement familial. La fiche Vie privée et familiale donne les conditions de chaque cas, et notre page dédiée chiffre chacun.
Ce qui est commun à toutes les cartes
Toutes se paient en timbres fiscaux à la remise, selon les articles L436-1 et suivants du CESEDA. Toutes se renouvellent entre 4 et 2 mois avant leur fin, sous peine du droit de 180 €. La carte pluriannuelle, prévue par les articles L433-1 et suivants, exige depuis 2026 le niveau A2 et l’examen civique. Une carte perdue se remplace par un duplicata au prix d’une première délivrance, après une déclaration de perte ou de vol. Pendant l’examen d’un renouvellement, le récépissé ou l’attestation en ligne prolonge les droits de la carte précédente, y compris celui de travailler quand elle le donnait.
Les cartes de la protection et des soins
Trois situations échappent à la taxe et ne paient que le droit de timbre de 50 € : l’étranger malade dont les soins ne sont pas disponibles dans son pays, le retraité titulaire d’une pension française, la famille d’un réfugié ou d’un protégé subsidiaire. Le réfugié lui-même reçoit une carte de résident de dix ans gratuitement ; le protégé subsidiaire et l’apatride obtiennent d’abord une carte pluriannuelle, puis la carte de résident après 4 ans. Ces exemptions se lisent sur la fiche de chaque titre ; elles ne dépendent pas des revenus.
Ce que la carte oblige à garder
Une carte ne vaut que si sa situation de départ dure. Au renouvellement d’une carte pluriannuelle ou d’une carte de résident, la préfecture peut refuser si vous ne prouvez pas votre résidence habituelle en France : le centre de vos intérêts privés et familiaux, et au moins six mois de présence par année civile. La carte de résident de dix ans cesse d’être valable après plus de trois ans consécutifs hors de France ; la carte de longue durée-UE, après six ans. Changer d’adresse ou d’état civil se déclare sur l’ANEF, faute de quoi le renouvellement se complique. Gardez une copie de chaque carte, récépissé et attestation : ces pièces prouvent plus tard la résidence continue exigée pour la carte de résident ou la naturalisation.
Comment choisir
La mention ne se choisit pas comme une option : elle découle de votre situation réelle et des pièces que vous pouvez produire. Si deux motifs sont possibles, par exemple conjoint de Français et salarié, comparez la durée et le prix : la carte vie privée et familiale permet de travailler sans autorisation, la carte talent ouvre droit à la carte talent-famille pour le conjoint. Le simulateur « quel titre » applique ces règles à vos réponses. Ce comparatif est une information générale, pas un conseil juridique : seule la préfecture décide de la mention qu’elle délivre, au vu de votre dossier complet.