Titre de séjour étudiant : du visa à la carte pluriannuelle
La première année se passe sous visa long séjour valant titre de séjour ; la carte étudiant ne vient qu’ensuite, avec ses propres conditions.
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Ressources à justifier pour vos études
Ressources minimales sur la période
10 530 €
| Par mois | 877,50 € |
| Validation du VLS-TS | 100 € |
| Carte étudiant ensuite | 150 € |
Un étudiant étranger non européen arrive en France avec un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) mention étudiant, valable de 4 mois à 1 an, qu’il doit valider en ligne dans les 3 mois suivant son arrivée en payant une taxe de 100 €. Après la première année, il demande une carte de séjour étudiant, d’un an ou pluriannuelle pour la durée restante du cycle, au plus tôt 4 mois et au plus tard 2 mois avant la fin de son visa. À chaque étape, il doit justifier de ressources d’au moins 877,50 € par mois, soit 10 530 € sur une année, et d’une inscription dans un établissement d’enseignement supérieur. La carte coûte 150 € au tarif minoré et chaque renouvellement 100 € ; un dépôt hors délai ajoute 180 €. Un master de deux ans revient ainsi à 250 € de timbres, une licence de trois ans à 350 €. Le titre étudiant permet de travailler 964 heures par an sans autorisation de travail, à condition que l’employeur déclare l’embauche à la préfecture.
Première année : le visa long séjour fait office de titre
Le parcours ne commence pas en préfecture mais au consulat. L’étudiant inscrit ou préinscrit dans un établissement d’enseignement supérieur, public ou privé, ou dans un organisme de formation professionnelle supérieure, demande un VLS-TS mention étudiant. Les ressortissants de 72 pays passent par la plateforme Études en France au moment de leur préinscription ; les autres déposent leur demande sur France-Visas. Deux cas sont dispensés de visa long séjour : l’étudiant entré régulièrement avec un visa de court séjour « étudiant-concours » qui a réussi son concours, et celui qui a suivi sa scolarité en France depuis au moins ses 16 ans et poursuit des études supérieures. Les deux demandent directement leur titre en préfecture.
À l’arrivée, le compte à rebours démarre : le VLS-TS doit être validé en ligne dans les 3 mois, avec une taxe de 100 €. Sans cette validation, le séjour n’est pas régulier et le visa ne permet plus de revenir dans l’espace Schengen après un voyage. Pour une arrivée le 5 septembre 2026, la validation doit être faite avant le 5 décembre 2026. La fiche officielle sur le titre étudiant décrit cette étape.
Les ressources : 877,50 € par mois, à chaque étape
La condition de ressources s’applique au visa comme à chaque carte : au moins 877,50 € par mois, appréciés selon la situation de l’étudiant. Elle ne s’applique pas à celui qui a réussi le concours d’entrée d’un établissement ayant signé une convention avec l’État. Sur une année universitaire de dix mois, cela représente 8 775 € ; sur douze mois, 10 530 €. Les justificatifs varient : attestation de bourse, trois dernières fiches de paie, virements programmés par un tiers, attestation bancaire d’un solde créditeur suffisant. En cas de ressources multiples, chacune doit être prouvée.
| Durée de séjour | Ressources minimales |
|---|---|
| 4 mois | 3 510 € |
| 9 mois | 7 898 € |
| 12 mois | 10 530 € |
| 24 mois | 21 060 € |
Après un an : carte d’un an ou carte pluriannuelle
Quand le VLS-TS arrive à échéance, l’étudiant demande sa carte sur le site de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF), au plus tôt 4 mois et au plus tard 2 mois avant la fin de son visa. Pour un visa qui expire le 4 septembre 2027, la fenêtre court du 4 mai 2027 au 4 juillet 2027. Une attestation dématérialisée de dépôt est remise aussitôt.
Après un an de présence sous VLS-TS ou carte temporaire, la préfecture peut délivrer une carte pluriannuelle étudiant, dont la durée correspond aux années restant dans le cycle d’études : un étudiant qui a terminé sa première année de licence reçoit une carte de deux ans. Il doit alors prouver le caractère réel et sérieux de ses études : assiduité, résultats, diplômes, explications en cas de changement de cursus. Un redoublement par cycle ne remet pas en cause, à lui seul, ce caractère sérieux. Les articles L422-1 à L422-3 du CESEDA et l’article R422-2 fondent ce titre.
Ce que coûte un cursus complet
L’étudiant paie le tarif minoré, soit environ deux fois moins que le tarif normal : 150 € pour une première carte contre 350 €, 100 € pour un renouvellement contre 250 €, et 100 € pour la validation du visa contre 300 € pour un salarié. En retard, le renouvellement monte à 280 €.
| Cursus | Timbres sur la durée |
|---|---|
| Master (2 ans) | 250 € |
| Licence (3 ans) | 350 € |
| Licence puis master (5 ans) | 550 € |
Ces totaux supposent un renouvellement chaque année. Avec une carte pluriannuelle couvrant la fin du cycle, l’étudiant paie moins de timbres. Le droit de visa payé au consulat, qui dépend du pays, n’est pas compris.
Le programme de mobilité, une carte à part
L’étudiant qui relève d’un programme de mobilité de l’Union européenne ou d’une convention entre établissements reçoit une carte « étudiant – programme de mobilité ». Elle coûte 150 €, est valable un an si le programme dure moins de deux ans, et pour la durée du programme au-delà. Elle exige les mêmes ressources mensuelles et autorise aussi 964 heures de travail par an. La fiche Programme de mobilité en donne les pièces.
Travailler pendant ses études
Le titre étudiant autorise une activité salariée de 964 heures par an, soit 60 % de la durée annuelle légale du travail, sans autorisation de travail. Le compteur démarre à la délivrance de la carte ou à la validation du VLS-TS : une carte délivrée le 1er septembre 2025 permet 964 heures jusqu’au 31 août 2026. L’employeur doit déclarer nominativement l’embauche à la préfecture au moins 2 jours ouvrables avant son début. Un contrat d’apprentissage validé par l’opérateur de compétences permet de dépasser ce plafond ; il suppose en principe un an de présence en France, sauf inscription en master. La fiche sur le travail des étudiants et l’article L5221-9 du Code du travail encadrent ces règles. Les étudiants algériens relèvent d’un régime différent.
Après le diplôme
Avec un master ou un diplôme équivalent, trois voies s’ouvrent : la carte recherche d’emploi ou création d’entreprise, à demander avant la fin de la carte étudiant ; la carte salarié avec une autorisation de travail ; ou la carte talent si le salaire atteint le seuil. Le simulateur de changement de statut compare votre salaire aux seuils. Ce guide informe ; il ne remplace pas l’examen de votre dossier par la préfecture.