Titre de séjour perdu : demander un duplicata
Le duplicata se demande en ligne ; son prix suit celui d’une première délivrance, selon la carte que vous aviez.
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Carte perdue ou volée : le prix du duplicata
Duplicata
350 €
| Renouvellement, pour comparaison | 250 € |
Un étranger qui perd sa carte de séjour en France demande un duplicata sur le portail ANEF ; s’il la perd à l’étranger, il déclare d’abord la perte à la police locale et au consulat de France, qui lui délivre un visa de retour après enquête auprès de la préfecture, puis demande le duplicata dès son retour. La demande de duplicata annule définitivement la carte d’origine, même retrouvée ensuite, et le duplicata garde les mêmes dates de validité que la carte perdue. Depuis le 1er mai 2026, il coûte le prix d’une première délivrance : 350 € au tarif normal, par exemple pour une carte vie privée et familiale ou salarié, 150 € au tarif minoré, pour une carte étudiant, stagiaire, saisonnier, recherche d’emploi, jeune au pair ou regroupement familial. Une carte retraité ou une carte de famille de réfugié coûte 50 €. Le duplicata est gratuit pour une carte de réfugié, de protégé subsidiaire, d’apatride ou de victime de violences conjugales, de traite ou de proxénétisme.
Le prix du duplicata, titre par titre
Depuis le 1er mai 2026, l’actualité officielle sur la hausse des taxes aligne le duplicata sur une première délivrance : 350 € au tarif normal et 150 € au tarif minoré. Avant cette date, la première délivrance coûtait 225 €. La hausse découle de l’article 128 de la loi de finances pour 2026. La fiche Perte de la carte de séjour détaille les cas particuliers.
| Carte perdue | Duplicata | Renouvellement, pour comparaison |
|---|---|---|
| Vie privée et familiale (conjoint de Français) | 350 € | 250 € |
| Salarié | 350 € | 250 € |
| Étudiant | 150 € | 100 € |
| Travailleur saisonnier | 150 € | 100 € |
| Retraité | 50 € | 50 € |
| Famille de réfugié | 50 € | 50 € |
| Réfugié | gratuit | gratuit |
Le duplicata coûte plus cher qu’un renouvellement au tarif normal : 350 € contre 250 €. Le duplicata garde les dates de la carte perdue : si elle expire bientôt, un renouvellement suivra de peu. Le calendrier de renouvellement indique quand s’ouvre sa fenêtre de dépôt.
Exemple : une famille qui perd ses cartes
Un couple et son fils majeur perdent leurs papiers lors d’un déménagement. La mère a une carte vie privée et familiale de conjointe de Français, le père une carte salarié, le fils une carte étudiant. Chaque duplicata se paie séparément : 350 € pour la mère, 350 € pour le père, 150 € pour le fils, soit 850 € pour le foyer. Chacun dépose sa propre demande sur l’ANEF avec ses pièces, et chaque carte d’origine est annulée dès la demande.
Pendant l’attente
Une demande de duplicata ouvre droit, comme un renouvellement, à un document provisoire : la fiche Récépissé cite expressément le duplicata parmi les demandes qui en donnent un. Gardez-le sur vous jusqu’à la remise de la nouvelle carte, car c’est lui qui prouve votre séjour régulier. Le timbre s’achète sur le même service en ligne que pour une première demande ou un renouvellement, ou chez un buraliste agréé ; il se présente au guichet le jour de la remise.
Perte en France : la démarche en ligne
La demande se dépose sur le téléservice de l’ANEF. Les pièces à numériser sont les suivantes :
- une déclaration sur l’honneur de la perte ;
- la photocopie du titre perdu, si vous en avez conservé une ;
- le passeport, pages de l’état civil, des dates de validité et des cachets d’entrée ;
- un justificatif de domicile de moins de trois mois, plus récent que celui d’une demande de carte ordinaire ;
- le code de l’e-photo, fourni par le photographe ou la cabine agréée.
Le justificatif de paiement de la taxe ou du droit de timbre se remet au moment de la remise de la nouvelle carte. La page Dépôt sur l’ANEF explique comment numériser les pièces et quelles attestations vous recevrez.
Le timbre de votre démarche
À acheter en timbre fiscal
350 €
| dont taxe | 300 € |
| dont droit de timbre | 50 € |
Perte à l’étranger : d’abord rentrer
Sans carte, le retour en France n’est pas automatique. La fiche officielle prévoit trois étapes : déclarer la perte aux autorités de police locales, puis à l’ambassade ou au consulat de France ; demander un visa de retour, que le consulat délivre après une enquête auprès de la préfecture qui avait délivré votre titre ; enfin, une fois rentré, demander le duplicata en ligne comme pour une perte en France. Gardez une copie numérique de votre carte et de votre passeport hors de votre téléphone : elle accélère la déclaration au consulat.
La démarche selon le lieu de la perte
| Étape | Perte en France | Perte à l’étranger |
|---|---|---|
| Déclaration | déclaration sur l’honneur jointe à la demande | police locale, puis ambassade ou consulat de France |
| Retour en France | sans objet | visa de retour après enquête auprès de la préfecture |
| Demande de duplicata | en ligne sur l’ANEF | en ligne sur l’ANEF, dès le retour |
| Effet sur l’ancienne carte | annulée définitivement | annulée définitivement |
Un point pratique découle de ce tableau : à l’étranger, le visa de retour passe avant tout le reste, et son délai dépend de l’enquête du consulat auprès de votre préfecture. Si vous voyagez souvent, conservez une copie numérique de votre carte, de votre passeport et de votre dernier récépissé dans une messagerie ou un espace en ligne accessible depuis n’importe quel appareil.
Les cas où le duplicata est gratuit ou réduit
La fiche officielle prévoit un duplicata gratuit pour la carte d’un réfugié, d’un protégé subsidiaire ou d’un apatride, et pour une carte délivrée à une victime de violences conjugales, de traite des êtres humains ou de proxénétisme. Le droit de timbre seul, 50 €, s’applique à la carte retraité et à la carte de famille de réfugié. Pour un Algérien, certains certificats de résidence d’un an (visiteur, salarié, commerçant, artisan, scientifique, artiste) ont un duplicata à 50 € selon la même fiche.
Le vol de la carte suit une démarche voisine, décrite sur une fiche distincte de Service-Public.fr. Information générale, pas un conseil juridique ; site indépendant de l’administration.