Titre de séjour stagiaire : convention, ressources et prolongation
Un stage de plus de trois mois en France passe par une convention visée par la préfecture, puis un visa de long séjour mention stagiaire.
Vérifié par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode
Stage en France : ressources à prévoir
Ressources minimales sur le stage
3 690 €
| Par mois | 615 € |
| Durée maximale | 18 mois |
| Timbres de la carte | 150 € |
L’étranger non européen qui vient en France plus de trois mois pour un stage obtient un visa de long séjour valant titre de séjour mention stagiaire, puis, si le stage est prolongé, une carte de séjour temporaire stagiaire. Trois cadres existent. En entreprise, dans le cadre d’une formation suivie dans le pays de résidence, le stage dure six mois au plus et les ressources doivent atteindre 615 € par mois, soit 3 690 € pour six mois. En formation continue, pour un salarié d’une entreprise étrangère, la durée initiale va jusqu’à douze mois et il faut 1 867,02 € par mois, le montant du Smic brut, soit 22 404,24 € sur un an. À l’hôpital, dans le cadre d’une coopération internationale, les ressources correspondent à la gratification versée. Dans tous les cas, la convention est visée par la préfecture au moins deux mois avant le début du stage, et le stage ne peut être prolongé qu’une fois, sans dépasser 18 mois. La carte stagiaire coûte 150 € en timbres fiscaux. Une convention de stage ne donne jamais le statut de salarié.
Trois cadres de stage, trois niveaux de ressources
La fiche de Service-Public.fr distingue trois situations, qui ne se confondent pas avec le statut d’étudiant inscrit en France. Le choix du cadre fixe la durée possible et le montant minimal de ressources.
| Cadre | Convention entre | Durée initiale maximale | Ressources par mois |
|---|---|---|---|
| Entreprise | vous, l’établissement de formation à l’étranger, l’entreprise d’accueil | 6 mois | 615 € |
| Formation continue | vous, votre employeur étranger, l’organisme de formation ou l’entreprise partenaire | 12 mois | 1 867,02 € |
| Hôpital | vous, l’hôpital, l’organisme de coopération sanitaire | 6 mois | montant de la gratification |
Le minimum de la formation continue est le Smic brut mensuel, revalorisé le 1er juin 2026. Pour un an de formation continue, il faut donc justifier de 22 404,24 € ; pour une durée totale portée à 18 mois, de 33 606,36 €. Les ressources se prouvent par tout moyen : bourse, rémunération versée par l’employeur étranger, attestation bancaire. Le titre est prévu à l’article L426-23 du CESEDA et précisé aux articles R426-16 à R426-22.
Le budget selon la durée du stage
Le tableau applique les minimums mensuels de la fiche à des durées courantes. En entreprise, la durée est plafonnée à six mois : au-delà, la ligne n’a pas de sens. En formation continue, douze mois de durée initiale, puis une prolongation possible jusqu’à 18 mois au total. Ces montants sont des minimums de ressources à justifier, pas des frais à payer : ils montrent à la préfecture et au consulat que vous pourrez vivre en France pendant le stage.
| Durée | Stage en entreprise | Formation continue |
|---|---|---|
| 4 mois | 2 460 € | 7 468,08 € |
| 6 mois | 3 690 € | 11 202,12 € |
| 12 mois | au-delà du maximum | 22 404,24 € |
| 18 mois | au-delà du maximum | 33 606,36 € |
Le calendrier : la convention d’abord
Rien ne se fait sans la convention de stage tripartite visée par l’administration. L’organisme d’accueil l’envoie à la préfecture par lettre recommandée avec avis de réception au moins deux mois avant le début du stage, ou un mois si le stage relève d’un programme de coopération européen ou intergouvernemental (cette réduction ne vaut pas pour la formation continue). Pour un stage qui commence le 1er mars 2027, l’envoi doit partir avant le 1er janvier 2027, ou avant le 1er février 2027 dans un programme européen. Attention au silence : sans réponse dans les 30 jours, ou 15 jours pour un programme européen, la validation est réputée refusée. Il vaut donc mieux envoyer tôt et relancer.
- Convention signée, visée par la préfecture, transmise au stagiaire avant le départ.
- Demande de visa de long séjour valant titre de séjour mention stagiaire au consulat, avec passeport, convention visée, justificatif de ressources et justificatif d’hébergement en France.
- Arrivée : le VLS-TS dispense de carte pendant sa validité ; l’OFII peut vous convoquer, notamment pour une visite médicale. Le visa se valide en ligne dans les trois mois, ce que calcule le simulateur de validation du VLS-TS.
Prolonger le stage : l’avenant puis la carte stagiaire
Pour aller au-delà de la durée initiale, l’organisme d’accueil fait valider un avenant à la convention. La règle du silence s’inverse : sans réponse de l’administration dans les 15 jours, l’avenant est accepté. Pour un avenant envoyé le 15 décembre 2026, l’accord tacite serait acquis le 30 décembre 2026. Vous demandez alors, en préfecture et le plus souvent sur rendez-vous, une carte de séjour temporaire mention stagiaire, avec le visa qui arrive à son terme, le passeport, un justificatif de domicile de moins de six mois, la convention initiale et son avenant et les justificatifs de ressources.
La carte coûte 150 € en timbres fiscaux au tarif minoré du barème entré en vigueur le 1er mai 2026. Les timbres sont demandés à l’accord ou à la remise de la carte : renseignez-vous auprès de votre préfecture avant de les acheter. Le stage ne peut être prolongé qu’une fois et la durée totale ne dépasse jamais 18 mois.
Ce que le titre stagiaire ne permet pas
La convention ne crée pas de contrat de travail : le stagiaire n’a pas le statut de salarié, et le titre ne permet pas d’exercer un autre emploi. Un passage vers un emploi en France suppose un nouveau titre, salarié ou talent, avec ses propres conditions, et l’orientation « quel titre » aide à repérer le bon. Les étudiants inscrits dans un établissement français relèvent, eux, du titre de séjour étudiant. Référence : la fiche Stagiaire étranger en France. Information générale, pas un conseil juridique.