Visa de long séjour : lequel demander, et ce qui se paie ensuite
Le visa de type D ouvre un séjour de plus de trois mois. Son type décide de ce que vous ferez en arrivant : valider en ligne, aller en préfecture ou repartir.
Vérifié par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode
Visa long séjour : ce qui se paie en France
Taxe de validation du VLS-TS
300 €
| Première carte (année 2) | 350 € |
| Deux premières années | 650 € |
| Frais de visa au consulat | selon le pays |
Pour séjourner plus de trois mois en France, un étranger majeur doit obtenir un visa de long séjour, dit visa D, auprès du consulat de France du pays où il vit, même si sa nationalité le dispense de visa pour un court séjour. Les citoyens européens en sont dispensés. Il existe plusieurs visas D : le visa valant titre de séjour (VLS-TS), valable de 4 à 12 mois, pour l’étudiant, le salarié en contrat à durée indéterminée, le conjoint de Français ou le talent ; le visa « carte de séjour à solliciter dans les 2 mois » ; le visa vacances-travail d’un an ; le visa de mineur scolarisé ; le visa temporaire de 3 à 12 mois, qui ne permet pas de travailler. La demande se dépose au plus tôt trois mois avant le départ. Le droit de visa payé au consulat varie selon le pays ; une fois en France, le VLS-TS se valide dans les 3 mois avec une taxe de 300 €, ou 100 € au tarif minoré. Sur deux ans, un étudiant paie ainsi 250 € en France, un salarié 650 €.
Les visas de long séjour, un par projet
La fiche Visa de long séjour, vérifiée le 9 octobre 2026, décrit les catégories suivantes. Toutes autorisent l’entrée et un séjour de plus de trois mois ; elles diffèrent par ce qui se passe à l’arrivée.
| Visa | Durée | Pour qui | À l’arrivée |
|---|---|---|---|
| VLS-TS (vaut titre de séjour) | 4 à 12 mois | étudiant, salarié en CDI, conjoint de Français, talent | validation en ligne et taxe |
| « Carte de séjour à solliciter dans les 2 mois » | selon le motif | famille de Français, profession indépendante, carte bleue, saisonnier, retraité, artiste | demande de carte en préfecture |
| Vacances-travail | 1 an au plus | jeunes des pays liés par un accord | aucune carte, retour à la fin |
| Mineur scolarisé | 11 mois au plus | élève mineur | aucune carte |
| Visa temporaire | 3 à 12 mois | enseignement court, artiste, visiteur | aucune carte, pas de travail |
Le VLS-TS évite le passage en préfecture la première année. Pour le conjoint d’un Français, il est délivré sans autre condition, sauf mariage frauduleux ou annulé, ou menace pour l’ordre public. Le visa temporaire, lui, ne mène à aucune carte : à son terme, il faut rentrer, et il ne permet ni de travailler ni de percevoir des prestations sociales. Le visa vacances-travail, réservé aux jeunes des pays liés à la France par un accord bilatéral (et aux Taïwanais sans accord), ne se prolonge pas au-delà d’un an, sauf exceptions prévues par l’accord.
Qui n’a pas besoin de visa D
Le citoyen d’un pays de l’Union européenne n’en a jamais besoin ; la fiche sur le séjour des Européens décrit ses propres conditions. Sont aussi dispensés le membre de famille d’un citoyen de l’Union titulaire de la carte correspondante délivrée par un autre État, le résident de longue durée-UE d’un autre pays et sa famille, le salarié détaché ICT en mobilité longue, le titulaire depuis au moins un an d’une carte bleue européenne d’un autre État et sa famille, ainsi que les ressortissants d’Andorre, de Monaco, de Saint-Marin et du Saint-Siège. Le titulaire d’une carte retraité entre à tout moment pour des séjours de moins d’un an ; celui d’une carte saisonnier vient travailler jusqu’à six mois cumulés par an.
Déposer la demande
La demande se dépose en ligne sur France-Visas puis au consulat du pays où vous vivez, au plus tôt trois mois avant le départ. Les pièces varient selon le motif ; l’assistant de France-Visas en donne la liste. Le passeport doit rester valable au moins trois mois après la fin du visa, compter deux pages vierges et avoir été délivré depuis moins de dix ans. Vos empreintes et votre photo sont enregistrées dans le fichier Visabio, sauf empreintes des enfants de moins de douze ans. Vous ne pouvez pas vous opposer à cet enregistrement, mais vous disposez d’un droit d’accès et de rectification. Prévoyez le temps d’instruction du consulat, qui n’est pas publié de façon uniforme : déposer au début de la fenêtre de trois mois laisse une marge pour une pièce manquante.
Le visa est refusé à qui a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire depuis moins de cinq ans sans prouver l’avoir respectée, à qui est frappé d’une interdiction ou d’une expulsion, et, sauf pour les conjoints de Français, aux ressortissants d’États qui coopèrent insuffisamment pour les réadmissions. Le cadre légal est l’article L312-2 du CESEDA et les articles L412-1 et suivants.
Ce qui se paie, et où
Deux paiements distincts. Au consulat, le droit de visa, dont le montant dépend du pays et figure dans la rubrique Tarif de France-Visas ; il relève du décret du 13 août 1981 sur les droits de chancellerie. En France, pour un VLS-TS, la taxe de validation : 300 € au tarif normal, 100 € au tarif minoré, depuis le 1er mai 2026 selon l’actualité officielle de Service-Public.fr. Le mini-simulateur ci-dessus donne la taxe et la première carte de l’année suivante selon le motif.
Exemple : une étudiante arrivée le 1er septembre 2026 avec un VLS-TS valable jusqu’au 31 août 2027 doit le valider avant le 1er décembre 2026 et payer 100 €. Pour rester une deuxième année, elle demande sa carte entre le 30 avril 2027 et le 30 juin 2027.
Refus et abrogation
Tout refus est motivé. Le recours gracieux auprès du consulat reste possible, mais le recours devant la Commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) est obligatoire avant le juge : par courrier, en français, motivé, dans les 30 jours du refus écrit ou du refus implicite né de deux mois de silence du consulat. Si la commission rejette le recours, ou se tait deux mois, le tribunal administratif de Nantes peut être saisi dans les deux mois. Une fois en France, le préfet peut abroger un VLS-TS obtenu par fraude, utilisé à d’autres fins que son motif ou en cas de trouble à l’ordre public.
À la fin du visa
Pour rester au-delà, il faut une carte de séjour, demandée en préfecture ou sur l’ANEF selon le motif. Le délai dépend du titre : la carte talent se demande dans les deux mois suivant l’entrée avec un visa de trois mois, la carte qui succède à un VLS-TS au plus tard deux mois avant sa fin. Le calculateur de validation donne ces dates pour votre visa. Information générale, pas un conseil juridique.